ROME, le projet musical du luxembourgeois Jérôme Reuter explore avec son 4ème disque « Masse Mensch Material » un univers néo folklorique et martial jonché de ballades désespérées. En quelques lignes voici ce qui se passe dans le cortex d’un musicien made in Esch sur Alzette.
Tu es d’origine italienne ?
ROME vient de Jérôme, mon prénom. Je sais, c’est un peu débile même si la capitale transalpine connote parfaitement avec l’univers historique de ma musique. Malheureusement quand tu recherches ROME dans Google on parle beaucoup plus de la cité aux sept collines que de mes disques (sourire).
D’ailleurs dans Google on trouve quoi sur toi ?
Un étudiant en anglais et allemand de 26 ans qui a passé ses deux dernières années dans un studio après avoir batifolé entre différent groupes locaux de rock, punk, ska ou black metal.
Ça fait beaucoup d’influences ?
Effectivement j’ai énormément écouté de street punk britannique et des groupes comme New Model Army et bien entendu Joy division.
Alors tu as vu le film « Control », le biopic sur Ian Curtis le chanteur suicidé de Joy Division?
Oui au cinéma Utopia. D’ailleurs j’ai même acheté lors mon année étudiante Erasmus à Manchester (ndlr la ville de Joy Division) ma guitare dans la célèbre boutique que tu vois dans le film.
Ton premier « vrai » disque ?
Après tous ces groupes qui ne dépasseraient jamais le délire estudiantin j’avais envie de continuer à écrire des chansons et j’avais uniquement 1000 € sur mon compte en banque. J’ai donc autoproduit une petite démo de 6 titres, de toutes façon je n’avais pas les moyens d’enregistrer un morceau de plus (sourire).
Ensuite tu as envoyé aux labels ?
Exactement et le label suédois Cold Meat Industry m’a directement signé. Depuis j’ai produit un EP et 3 albums qui s’inscrivent dans la trilogie qui se devait de glorifier la grandeur de ROME alors que mon prochain album explorera plus ses colonies et sera axé essentiellement sur des ballades.
Tu es ultra prolifique, c’est quoi ton secret ?
J’écris partout, dans les toilettes ou dans ma voiture. La route m’inspire, je coupe l’autoradio et je compose dans ma tête.
ROME en live ?
Pour le moment un seul concert au Shiny’s, le quartier général des darksiders du Grand-duché. Sinon un peu près dans une bonne dizaine de pays avec une affluence qui oscille entre 200 et 600 personnes. C’est une scène relativement underground et pour résumer un album de ROME s’écoule à 5000 exemplaires.
Ok, maintenant que tu joue devant un public, c’est quoi les bons plans ?
Haha, tu veux m’emmener sur le terrain glissant des jolies filles (rire).
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