Thorunn Une vraie artiste derrière l’image

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« Un ras-le-bol de ces pseudos Paris Hilton que je croise et auxquelles on a malheureusement tendance à m’identifier. »

De toutes les fêtes et événements, la jolie blonde aux yeux bleus officie derrière les cameras de RTL, s’affiche en tant que model pour des publicités et vient de nous gratifier de son second album. Ne vous arrêtez surtout pas là, vous passez à côté de tellement de choses ! L’histoire de la belle chanteuse qui vient du froid pourrait commencer par « Il était une fois, une sublime Islandaise à qui tout réussit… ». J’ai eu l’occasion de m’entretenir avec elle. C’était lors d’une splendide après-midi ensoleillée dans son appartement. Elle m’accueille avec un large sourire, me propose un verre, et là, elle répond à toutes mes questions sans aucun faux semblant, avec un naturel et une décontraction surprenants.

 

Tu es toujours prête à mettre ton image au service de nobles causes ?

Je me suis impliquée en 2004 dans la campagne contre les mines anti-personnelles de « Handicap International ». J’ai aussi participé à la récolte de fonds pour la Luxembourg Air Rescue ou encore au concert le 7 juillet 2007 sur la Place Guillaume II à Luxembourg Ville organisé pour le projet planétaire de défense de l’environnement Live Earth.

 

Tu contribues aussi à l’aventure Télévie ?

Oui je soutiens Télévie et la fondation « Petit Prince » qui réalise les souhaits d’enfants hospitalisés ou gravement malades. Et tout récemment j’ai fait don à l’institution du Grand-duc Henri et de la Grande-duchesse Maria Teresa de la totalité des droits d’un single inédit One Day dont les ventes aideront au financement de divers projets s’inscrivant dans les valeurs de solidarité, générosité et respect de la dignité humaine.

Tes différents engagements nous prouvent que tu es une femme dotée d’une grande âme et que la beauté chez toi ne s’arrête pas à ton physique.

C’est très gentil. En plus c’est un sujet que j’aborde dans mes nouvelles chansons.

 

Si tu devais qualifier ton nouvel album Superfishreality en quelques mots.

 C’est ma vision du monde qui nous entoure et un ras-le-bol de ces pseudos Paris Hilton que je croise et auxquelles on a malheureusement tendance à m’identifier… Ne cherchez pas une traduction à Superfishreality, il n’en existe aucune ! Il s’agit d’un terme inventé et totalement absurde, tout comme la superficialité de plus en plus présente qui m’entoure et que j’ai toujours autant de mal à supporter.

Cela est plutôt paradoxal, tu parles six langues couramment et tu as obtenu une maîtrise en Littérature Française à la faculté d’Aix-en-Provence.

Malheureusement je suis une grande blonde aux yeux bleus et beaucoup de personnes ne cherchent pas plus loin.

Tu as travaillé seule sur ton disque ?

J’ai écrit 100% des textes et cet album est totalement auto- produit en collaboration avec mon producteur, le Suedois Erik Bernholm. Il m’a trouvé des musiciens exceptionnels en Suède avec lesquels j’ai enregistré mes morceaux.

Des musiciens suédois pour l’enregistrement mais qu’en est-il pour la promo et tes concerts, tu travailleras avec un staff entièrement from Sweden ?

Non. Non pas que cela ne me plaise pas dans l’idée mais c’est une auto production donc le budget ne suit pas encore (rires). Plaisanterie mise à part, j’ai trouvé des musiciens ici au Luxembourg tout aussi professionnels qui m’ont d’ailleurs accompagnée sur scène lors de mon premier concert au Mélusina le 29 mai.

C’est un style résolument différent du premier… Un son radicalement opposé. Même ton timbre de voix semble changé ?

 L’approche que j’ai eue de l’album est totalement nouvelle pour moi. Pour mon premier opus j’ai écouté beaucoup trop de gens qui ont voulu aseptiser, modifier, modeler mon image et les chansons selon la vision qu’ils avaient de moi.

 

En effet, le son Pop R’n’B très commercial du premier album évolue dans un registre presque op- posé aux sons rock & folk que tu as choisi de poser sur tes textes.

J’en ai toutefois tiré une bonne leçon. Finalement le succès très mitigé m’a fait redescendre sur terre et m’a décidé à casser l’image très « cliché » dans lequel on m’avait enfermée. J’ai voulu des sons bruts, proches des conditions réelles du live. J’ai demandé à réduire au maximum les effets de la post production, pour éviter de « lisser » et reformater les chansons. Il s’agit de moi au naturel. « Less is more ».

Elle me fait écouter l’un des titres qui lui tient le plus à cœur Daddy, un hommage magnifique à son père. Juste sa voix accompagnée d’une guitare sèche. Et me dit à propos de ce titre…

J’ai tenu à rendre un hommage à mon père qui a toujours tout fait pour mon frère, mes sœurs et moi (ndlr Thorunn a eu le malheur de perdre sa mère durant son adolescence). C’est un homme droit, bon et sincère. Il nous a donné tellement de forces pour grandir et combler l’absence de notre mère que je voulais en quelques sortes le remercier à ma façon.

 

Elle m’a ensuite fait partager d’autres titres plus « engagés » sur l’ironie du couple à travers les relations homme femme ou encore les belles-mères.

Je ne me fais pas la porte parole des femmes, j’ironise simplement sur des histoires personnelles ou des anecdotes racontées par mon entourage sur ce clivage homme femme.

 

Quant à la dédicace faite aux belles-mamans il s’agit d’un message adressé à toutes les belles-filles qui ont eu à souffrir d’une belle-mère difficile ! Je n’en dirai pas plus. †

 

 

Liberty

Publié par Liberty
Le 9th juin 2008
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