Alex Gopher

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Alex Gopher, le père de The child, s’est laissé tenter par notre jeu des questions-réponses. Il revient sur sa participation au prestigieux line-up du festival des 24 heures électroniques et sur son parcours dans l’industrie du disque.

Tes débuts dans l’électro ?

Nicolas Godin (futur membre de Air) m’a donné mes premières leçons de basse sur les partitions les plus faciles de Joy Division. Ensuite avec Jean-Benoit Dunckel (Air encore) nous avons monté un groupe au lycée : Orange. Nicolas nous y a rejoints quelque temps plus tard puis nous avons splitté devant l’indifférence des maisons de disques. J’ai continué l’aventure avec Nicolas et nous avons découvert les samplers. Nous nous sommes naturellement propulsés vers la musique électronique.

Comment décrirais-tu l’époque de la french touch avec du recul ?

La sensation d’avoir un savoir artistique que les majors n’avaient pas.

Nous avions besoin d’elles pour nous faire exister sur le marché de la musique mais elles ne comprenaient pas forcément notre musique, nous étions donc totalement libre artistiquement.

Tu as fait un retour fracassant avec le track Dust, playlisté par Justice ou MSTRKRFT. Est-ce que ça a changé des choses dans ta carrière actuelle?

Oui parce que je me suis dit que ma musique continuait à toucher les jeunes producteurs à la recherche et à la pointe du nouveau son. Ça a conforté ma légitimité dans la musique électronique et m’a donc poussé à ne pas lâcher l’affaire après quelques années où beaucoup ont cru l’electro enterrée.

Non parce qu’un titre comme celui-là même plébiscité par Soulwax ou Justice restera toujours de la musique underground. Cela reste finalement très confidentiel.

Quelle est ton actualité chaude?

Beaucoup de remixes pour Fischerspooner, Kitsuné, Autokratz, Ladyhawke (Modular), Dada Life, Sharam Jey & Princess Superstar. Mon nouveau maxi  Belmondo EP et le second volume de mon skeud Aurora.

Plutôt Live ou Dj set?

Difficile de choisir… C’est pour moi deux choses vraiment différentes. DJ c’est faire partager de la musique avec des gens pour un plaisir commun mais ce n’est pas artistique, c’est juste beaucoup de satisfaction. Le live est une œuvre d’art : c’est plus compliqué mais quand ça fonctionne c’est encore bien plus fort.

As-tu fait des remixes alimentaires?

J’ai remixé des gens dont je n’aimais pas particulièrement la musique. Bien sûr je l’ai fait parce que c’est mon métier mais j’y ai toujours pris du plaisir : le travail de studio est ce que j’aime par dessus tout.

De quel morceau es-tu le plus fier?

The Child parce qu’il était précurseur et Aurora pour sa simplicité.

Est-ce que tu me paieras une bière aux « 24 heures électroniques»?

C’est ma tournée !

Publié par Laurent
Le 23rd juillet 2008
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