Lowrider, Chopperdome @ Gent

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Qu’avez vous ressenti le jour où vos parents vous ont offert votre premier vélo? Votre premier vélo, le plus beau du monde, le seul, l’unique ! Une sensation que vous n’avez jamais retrouvée depuis, même après avoir acheté le dernier Cannondale, qui pourtant vous a coûté un bras… Alors, prêt à renouveler l’expérience? Nous avons LA solution : le lowrider ! Des courbes parfaites, un style à tomber, des chromes en veux-tu en voilà, et votre plus beau vélo renaît de ses cendres…

Pour mieux cerner le phénomène nous sommes allés à Gent, en Belgique, à la rencontre de Frank Rubben, le boss de Chopperdome, la Mecque du lowrider.

Quand as-tu entendu parler des lowriders pour la première fois ?

Il y a environ 15 ans, et il y a 6 ans j’ai commencé à bosser dessus, les retaper et surtout customiser les vélos d’occasion.

D’où viennent ces vélos? Où est né le mouvement ?

Les lowriders sont apparus dans les années 60, aux Etats Unis. Tout a commencé grâce à George Barris, le roi du custom automobile. Les jeunes qui n’avaient ni l’âge, ni l’argent pour avoir une voiture, ont copié son travail sur leurs vélos. Schwinn est la première marque à avoir lancé un vélo de ce type : le Sting Ray. Et depuis ce jour les vélos ne sont plus uniquement un mode de transport, ils deviennent fun.

Résultat : ces 9 dernières années les ventes ont explosé !

A quoi ressemble exactement un lowrider ?

Au vélo de tes rêves ! Un vélo avec lequel tout est permis. En fait on peut même partir d’un cadre classique, de vtt par exemple, et se lâcher complètement pour arriver à des choses incroyables !!! Un peu d’imagination, beaucoup de chromes, et boum !

A vélo particulier, culture particulière ?

On a souvent associé le mouvement aux rappeurs californiens, short baggy, Nike, débardeur, tatouages…

Mais aujourd’hui le mouvement s’est étendu et on peut croiser n’importe qui avec n’importe quel look sur un lowrider. C’est devenu un véritable mix de culture !

Ton vélo préféré ?

En ce moment je roule un Basman de chez Project 346. Ce vélo est terrible, on peut le customiser dans tous les sens, et surtout, à rouler… c’est le paradis !!!

Peux-tu nous donner une idée de prix pour ce genre de bikes ?

Un simple Electra cruiser ça démarre à 250€, mais j’ai pas mal de perles dont les prix vont de 1500 à 3800€.

Les meilleures marques sont elles exclusivement américaines ?

La plupart le sont, oui. Mais pour garder un bon rapport qualité-prix elles sont tout de même obligées de faire construire les vélos à Taiwan.

Et si on parlait streetwear… quel est l’uniforme du rider type?

On trouve de tout !!! Crois-moi, cela va du jeune skater au gros balaise tatoué, il m’arrive même de croiser des goths en cruiser !!!

La playlist du rider?

Certes on parle hip hop en Californie, NWA, Cypress Hill, Boo Ya Tribe, Delinquent Habits pour la connotation bien latino, au niveau métal un bon “Rollin” de Limp Bizquit, “Born to be wild ” de Steppenwolf pour les plus nostalgiques, en ce qui concerne les goths je te laisse chercher…

Y-a-t’il beaucoup de crew de riders en Europe ?

Oh que oui, et chaque année s’en créent de nouveaux, il te suffit de jeter un oeil au site des Chopaderos ( http://www.chopaderos.com)

La devise des Hell’s Angels est “ride to live, live to ride”, et la tienne?

Celle des Hell’s Angels me va bien mais la mienne ce serait plutôt : “because walking sucks”.

Publié par Christophe Hanesse
Le 23rd juillet 2008
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