Parce que depuis les prémices de la Techno, l’ami s’est battu comme un chevalier Jedi, pour prouver au Monde que notre musique était bien plus que des « boums boums » pour décérébrés sous acide, ce grand monsieur aura toujours une place de choix dans Luxuriant, surtout si c’est pour assurer la promo de sa dernière galette.
Tu nous réserves quoi pour ton dernier album ?
Tales Of A Kleptomaniac est un disque plus dansant et plus black au niveau des racines musicales, issues d’Afrique, et des sonorités qui en découlent forcément, comme le hip hop et la techno.
On pourra voir ça lors d’une tournée live ?
C’est prévu pour fin 2009. Nous serons 5 musiciens sur scène avec un saxo, des machines et plein de surprises. Même si ça fait cliché, à mon avis, c’est mon meilleur album, en tout cas, celui qui m’excite le plus et qui, je l’espère, touchera un public plus large que la sphère techno.
C’est quoi ton secret pour réussir à sortir de leur trou tous ces trentenaires qui bougent uniquement pour te voir ?
Je n’ai pas de secrets particuliers (rires), mais je suis là depuis longtemps alors forcément, j’ai fidélisé un public de vieux briscards qui se mélange avec les kids d’aujourd’hui. En même temps, c’est hyper dangereux, car quand ils arrêteront de sortir, je me retrouverai tout seul face à un dancefloor vide (sourire).
A l’époque de ta résidence à l’Hacienda de Manchester, t’as connu Tony Wilson (boss du mythique label Factory), Bez ou Shaun Ryder (du groupe Happy Mondays)?
Oui, vite fait, mais ces types là ne m’ont pas marqué, sauf peut être Tony Wilson qui était une sacrée tête de con.
Un souvenir des raves des 90’s ?
Des milliards ! Nous étions jeunes, naïfs et passionnés. Nous ne savions pas où nous allions, nous expérimentions et découvrions mais surtout, ce mouvement nous appartenait et était ultra novateur. Nous écrivions l’Histoire…
Et aujourd’hui ?
Ben rien de bien nouveau ni d’excitant, même si je ne suis pas nostalgique.
Toujours la foi ?
Heureusement, et ça fait 20 piges que ça dure ! Pour moi, ce n’est pas un travail, c’est juste un pur bonheur. Rien que d’en parler, j’ai toujours autant de frissons.
Si t’avais pas été DJ ?
J’aurais certainement bossé dans la restauration.
T’as mis assez de blé de côté pour vivre tranquillement jusqu’à la fin de ta vie ?
C’est une question à la con ça.
Ok, c’est donc le mot de la fin, à bientôt !