Après l’exposition « Disco Guantanamo » au Mudam, Raftside revient le 6 mars dans nos ipods, sur nos ondes hertziennes, dans nos salles de concerts, sur les murs de nos galeries, dans notre téléviseur couleur et, nous l’espérons tous, sur les présentoirs de nos supermarchés. Qui a dit que Guantanamo était mort ?
Ton nouvel album « Disco Guantanamo », c’est du son pour les combattants irréguliers du régime de l’oncle Sam ?
Pas vraiment, c’est symbolique, car nous traversons actuellement une époque « Guantanamo », tant créée par le terrorisme, que par les Etats-Unis. Notre pensée « Guantanamo » nous permet de croire que l’on peut faire impunément ce que l’on veut ! C’est actuellement plus au moins en train de se résoudre… mais au final ce n’est pas un album politiquement engagé, c’est juste un titre qui sonne bien à notre époque. Comme le pouvait être le nom « Joy Divison » inspiré d’un fait politique de la seconde guerre mondiale.
T’es prêt à bombarder les charts ?
Ce disque, a contrario de mes anciennes productions, a été conçu de manière plus professionnelle, avec un vrai mastering, enregistré et produit artistiquement à Bruxelles par Rudy Coclet, producteur d’Arno. Donc oui, je suis définitivement prêt !
C’est de l’electro, du rock ?
L’album évolue dans un registre plus rock, mais on le définit comme du Vintage Pop, inspiré de loin par Nick Cave, Velvet Underground, Coldplay, Queen Of The Stone Age ou Interpol. Il s’agence comme un faux best-of de mes 3 albums précédents puisque 6 anciens morceaux réenregistrés/réarrangés et 6 nouveaux y figurent, c’est nouveau et beaucoup plus frais.
Tes fans pourront se le faire dédicacer où ?
A la Rockhal, pour la CD release. Aujourd’hui, sortir un cd est un suicide commercial mais on va assurer la promo, malgré un réseau de distribution national plutôt light.
Faites-vous distribuer dans les supermarchés !
Je ne serais pas contre et ça fait partie de notre culture luxembourgeoise de se procurer des disques au Cactus ou chez Auchan. On fait ce qu’on peut, on n’a pas la Fnac… sinon il y a toujours le Sound et le CD Buttek qui font un boulot énorme !
Qui viendra vous voir sur scène?
Toi ! Mes vrais amis certainement, mes ennemis sûrement aussi.
Qui aimerais-tu qui vienne ?
Raftside c’est de la musique pour tout le monde, même ma grand-mère aime bien.
Tu vas rentrer des ronds avec ta musique ?
Peut-être un peu, mais ce n’est certainement pas la raison pour laquelle je fais de la musique.
Avec l’art ?
Même si on parle beaucoup d’argent dans les milieux de l’art, il ne faut pas oublier que ce qui compte c’est le message, une certaine objectivité artistique, c’est ce que je veux faire passer.
Tu rebosseras avec ta maman ?
Bien sûr, nous nous sommes vraiment éclatés sur l’installation « Zollzeit » avec la Fiat 126 dorée au Kiosk Aica. On a un gros projet en Pologne pour 2010. D’ailleurs j’ai des projets artistiques avec toute la famille Markiewicz.
Et avec des punks ?
Aussi, j’avais travaillé avec eux pour l’installation « Empire of dirt » à la galerie beaumontpublic, une expérience à revivre qui retranscrivait mon idée de la jeunesse : agir sans penser aux conséquences, bref être punk.