Orelsan

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Alors qu’Orelsan s’attire les foudres des associations féministes hexagonales, Luxuriant savoure, encore et toujours, la bêtise humaine et se délecte du premier opus du jeune espoir du rap. Interview mi-putes, mi-soumises pour un ego trip, à la mode de Caen.

Alors, parle-moi d’argent depuis que tes textes de mongol squattent en tête de gondole ?

Pour le moment, rien, ça ne tombe pas tout de suite. Je dois attendre minimum un an avant que la Sacem me reverse quelque chose. J’ai reçu une petite avance de la maison de disques qu’il faudra rembourser sur les ventes, donc tu vois, pas de quoi péter le champ’ au VIP room.

Hey, pour la prochaine question, je veux que tu me parles de Jimmy et de ses punchline !

C’est mon alter-ego rappeur à base d’ego trip. Je me suis inventé Jimmy, mon second moi, qui déblatère des punchline, c’est à dire des phrases qui mitraillent, qui assassinent, mais avec beaucoup de dérision, du genre : « j’écris des textes tirés par les cheveux comme ta meuf en levrette ».

Parle-nous de ton ghetto ?

Je ne viens pas du ghetto, j’ai vécu dans des collèges toute ma jeunesse car mon père était proviseur. En 2002, j’ai habité tout seul. Mon environnement, c’est chez moi. Mon quotidien, c’est réveil, manga, courses chez ED, musique et ensuite mes potes débarquent. Je suis une sorte d’Otaku.

Dans quel bouiboui t’as passé le plus de soirées ratées à Caen ?

Après 4 ou 5 verres, je vais « chafouiner » (ndlr draguer) dans les bars de la rue Ecuyère et je me finis généralement au Broke, ou dans d’autres boîtes pourries.

Tu rentres en Air force One ?

Non, sauf au Bunker, un club Reggae Dancehall Hip-hop, mais sinon les autres clubs, c’est à l’ancienne pour rentrer : fute à un pinces, chaussures noires et chemise. C’est ce qui fait la différence ici entre les boîtes et les bars. De toute façon, moi, je ne danse pas, je cherche des meufs.

Monsieur Aurélien, ta maman t’a grondé quand elle a entendu tous les gros mots que tu utilisais ?

Non, car j’ai fait les choses bien. Je respecte trop mes parents, et je ne me suis pas pointé à 17 ans genre : «  j’arrête tout, je veux faire du rap ». J’ai fait ça petit à petit. J’ai dit à ma maman : « attention, ça risque de choquer un peu ». J’y ai été en douceur et puis, comme aujourd’hui c’est mon métier, ça ne les inquiète pas trop, c’est loin du délire ado-rebelle.

Dans ta chanson 50 %, tu parles de ta probable paternité. Aujourd’hui, tu sais si c’est toi le père ?

Je sais, c’est pas cool, mais j’ai pas trop cherché à savoir, et je suis toujours son père à 50 %. Je sais juste qu’il s’appelle Donovan.

Tu as lancé un concours de flow pour No Life. Qui a gagné ?

Nous avons fait gagner 3 types, dont un gars de chez vous très talentueux qui se nomme Taïpan. Ce MC a tout le package pour réussir : un concept original, du style, de la voix, un bon flow et un laid-back décontracté.

Publié par Sébastien
Le 1st mai 2009
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