Purement utopique de ne pas connaître Joachim Garraud, le Dj qui impose son logo Invaders sur tous les dancefloors de la Galaxie. Malgré tout, si son blaze ne vous dit toujours rien, sachez que l’homme qui nous rendra visite au Byblos le 22 mai, n’est autre que le virtuose qui a coécrit les albums de Jean-Michel Jarre et de David Guetta : maintenant vous connaissez la vérité…
Tu sais comment on dit une clope en manouche ?
Non, je ne fume pas, dis moi.
Une garot, mais bon, passons. C’est tant de la soupe que ça les sons que tu as produis avec David Guetta, que tu préfères rester dans l’ombre ?
Non pas du tout, je suis très fier des titres que j’ai coproduit avec David. Nous avions comme accord, depuis le début, que cette collaboration porterait uniquement son nom. Moi, je me suis positionné en tant que producteur, et ça me permettait d’avoir la liberté d’expérimenter plusieurs projets en même temps, sans être obligé de les défendre à la télé ou dans les media.
Qu’es-ce qui t’a poussé à proposer un disque à la carte sur ton site www.joachimgarraud.com, pour distribuer ton 1er propre album solo ?
Je voulais vraiment donner la possibilité aux gens de faire leur propre version de mon album, avec le choix des morceaux, des remixes, du livret, de l’artwork et d’ajouter ou non un dvd. Le côté sur mesure, livré à domicile, ne correspond pas au fonctionnement d’une maison de disques à l’ancienne.
Joachim Garraud à 40 piges, c’est un papa poule avec sa famille ou un freak qui traîne d’after en after après ses sets ?
Un papa poule car j’ai la chance d’avoir 4 enfants. Dès que j’ai fini mon set, je me dépêche de prendre le 1er avion pour leur amener les croissants au petit déjeuner. Innocemment, ils pensent que j’ai dormi à la maison, alors que je faisais une date en Espagne, en Suisse ou en Allemagne. Bon, c’est un peu plus difficile de leur caché la vérité quand tu vas en Colombie ou au Japon.
Elles deviennent quoi les hordes de danseurs de Tecktonik qui te vénéraient comme un demi-dieu ?
Je n’en sais rien. J’étais assez détaché de ce phénomène qui était plus axé sur la danse que sur la musique, même s’ils avaient choisi beaucoup de mes productions pour faire des chorégraphies. Je pense qu’ils ont dû arrêter de danser, car c’est devenu ringard. Ils écoutent peut-être du métal ? Je dis ça par expérience, car mon fils, qui était branché Tecktonik, me demande maintenant de l’Aerosmith et de l’ACDC…
Combien de propositions indécentes lors de ta résidence au Boy en 89 ?
Assez peu car je n’avais pas le physique stéréotype du bodybuildé, qui plaisait aux gays de l’époque, mais je les faisais quand même rêver avec ma new beat, made in Belgique.
Tu connais le street artist Invaders, qui a posé ses mosaïques dans toutes les rues du monde, façon invasion massive ?
Nous avons eu quelques échanges un peu houleux, car nous avons une certaine ressemblance dans nos logos que nous avons pioché tous les deux dans le jeu Space Invaders, édité par Namco. J’ai voulu le rencontrer plusieurs fois, mais il a décliné : il doit être très fâché.