Interview Philippe Xavier

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Après une expérience de 6 ans dans les comics chez Marvel, Philippe Xavier a décidé de retourner parfaire son coup de crayon sur le vieux continent. Son parcours atypique, sa participation aux séries Le Souffle, Croisade et Paradis Perdu, ainsi que sa collaboration avec les plus grands en font un dessinateur hors du commun. Rencontre avec l’illustrateur de l’affiche du festival de la bande dessinée de Contern.

 

 Tu as couché avec qui pour illustrer l’affiche de l’édition 2009 du festival de Contern ?

 Et toi, avec qui as-tu couché pour avoir le privilège de m’interviewer ?

 

Personne… enfin presque. Le tome 3 de Croisade vient de sortir, as-tu déjà attaqué le 4ème opus ?

Attaqué et emballé ! Je viens de terminer le tome 4 qui finalise cette histoire, prévu pour fin novembre. Mais un second cycle devrait voir le jour l’année prochaine.

 

Un petit tuyau sur la suite des aventures de Gauthier de Flandres ?

Sa barbe pousse, ses cheveux sont plus longs … il va tranquille- ment prendre du recul et disparaître derrière une dune.

 

Qu’est-ce que tu as fait pour fêter ta récompense pour Croisade (tome 1) au dernier festival d’Auderghem ?

J ai couché avec une autre personne.

 

Il paraît que l’idée de Croisade vient de toi ?

L’idée de base vient effectivement de moi car j’avais envie de dessiner cet univers. Lors de ma rencontre avec Jean Dufaux en 2006, nous avons réalisé que nous étions sur la même longueur d’ondes : nos influences cinématographiques et artistiques communes ont fait de Croisade une évidence.

Comment s’est passée ta collaboration avec un grand scénariste comme Jean Dufaux ?

Une vingtaine de kilomètres nous séparent, ce qui rend nos rencontres très fréquentes. Jean me donne une dizaine de planches à la fois, je les crayonne et ensuite, nous nous retrouvons autour d’une bonne table.

 

Pourquoi ces impressionnantes scènes en format panoramique sur 4 pages dépliantes dans Croisade?

Juste l’envie d’« exploser » graphiquement, de sortir du format BD classique. C’est également une sorte de clin d’œil à des grands réalisateurs comme Sergio Leone ou Stanley Kubrick qui mettaient en avant ce genre de cadrage. Mais ce « dépliant » n’est pas là juste pour faire joli. Il sert l’histoire et représente un moment fort de chaque album. Il est devenu notre marque de fabrique.

 

En combien de temps et comment on réalise une BD?

 Je fais entre 6 et 8 planches par mois, je vais un peu plus vite que la moyenne des dessinateurs. Je travaille de 9 heures à 19 heures, 6 jours sur 7… On commence par faire un story-board, puis le crayonné et enfin l’encrage.

Demain tu feras quoi ?

J’espère continuer jusqu’à épuisement de ma main et de mes yeux sur Croisade 2ème cycle, et peut-être faire des one-shot de temps en temps pour changer d’univers, de période et pour me distraire un peu. †

 

 

Stéphanie L.

Publié par Stéphanie L.
Le 8th août 2009
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