Gigantic

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Renault est mort, vive Renault ! Avec l’arrivée récente de Laurens Van den Acker à la tête du département design de la marque au losange, l’avenir du premier constructeur français semble voué au changement radical… et c’est tant mieux. Mais la radicalité semble déjà se conjuguer au présent, notamment avec cette Clio estampillée « Renault Sport », résolument sportive. Petite prise en main de notre (pas si) compacte survitaminée.

 

Pour la petite histoire…

Sortie en 1990 des chaînes de montage, la Clio s’est partagée durant de nombreuses années la part du gâteau avec sa rivale de 206 aux prestations proches. S’ensuivirent de nombreuses évolutions stylistiques. Côté motorisation, c’est en 1991 qu’apparut sur les routes la version 16s de notre compacte. Son 16 soupapes de 140 ch en a fait l’outil de prédilection de nombreux pilotes en herbe, prêts à en découdre avec l’asphalte. En 1993, Renault pousse encore plus loin le bouchon avec sa redoutable Clio Williams, qui servira de base à l’homologation rallye… Un véritable hommage à la F1, au prix d’une conduite relativement brutale et d’un confort spartiate. Bref, une « voiture d’homme ». Dans sa mouture 2009, notre RS se veut plus consensuelle, moins radicale, mais en contrepartie plus malléable et dévouée à une utilisation de tous les jours.

 

Rasée la moustache !

Première bonne surprise : la refonte totale de la calandre avant et l’omission des « moustaches » propres à l’ère Le Quément. Ouf ! Ailes avant et arrière élargies, boucliers spécifiques avec bandeau de protection, double sortie d’échappement, jantes alu 17 pouces, vitres sur-teintées, etc. Notre exemplaire d’essai roule des mécaniques et impressionne par son gabarit plus proche de la catégorie berline que compacte. Et c’est plutôt une bonne nouvelle, quand on sait, par expérience, que poser ses fesses sur les sièges arrière d’une Williams de 93 relevait plus de la contorsion que de la partie de plaisir. Première impression : bonne gueule !

 

Du jaune, du jaune, du jaune !

Je m’introduis dans l’habitacle. Les sièges baquet semblent remplir leur fonction première : maintenir le conducteur. Jusque là, rien d’extraordinaire… hormis le fait que, contrairement à certaines japonaises notamment, ils semblent aussi adaptés au gabarit type… « costaud viril ». La position de conduite est excellente et l’assise ferme et sportive, mais agréable. Le détail qui saute immédiatement aux yeux : le compte-tours largement cerclé d’une bande jaune façon « Renault F1 », assorti à la dis- crète surpiqûre du volant sport. Un détail appréciable, tout en discrétion et en subtilité. Bravo. Niveau habitabilité, rien à redire. On loge aisément 4 adultes et bagages légers. Côté finitions, un large progrès est observé par rapport aux versions précédentes. Seul bémol à mon sens : la console centrale très (trop ?) dépouillée, qui aurait mérité plus d’attention, notamment au niveau des commandes de climatisation, etc.

Chargez !

Sur la route, notre Clio se révèle plus que disponible, véloce et rageuse et il ne faut pas hésiter à cravacher la monture pour lui faire révéler sa véritable nature malgré une (fausse) apparence embourgeoisée. La prise en main est extrêmement rapide et il devient vite compliqué d’adopter une conduite « à la cool » tant l’incroyable sonorité rauque du 2 litres incite à taquiner la zone rouge. C’est dit, Renault renoue enfin avec l’automobile plaisir, passion et les 201 chevaux galopent bien dans la même direction. Testée sur chaussée grasse et détrempée, la Renault n’a pas failli un seul instant. Véritablement scotchée au bitume, elle autorise une conduite sportive et une excellente aptitude à virer à plat. Le passage des rapports est quant à lui un rien brutal mais le choix est fait et l’attitude y est : « Nous ne sommes quand même pas venus pour beurrer des sandwiches ! »

Bref, une cavalerie bien rodée.

Conclusion

Une journée à bord de ma RS et je suis réconcilié avec la marque au losange, qui semble avoir abandonné la trop simple « catégorisation » de ses modèles, pour renouer avec l’esprit sportif des mythiques R5 GT Turbo et autres voitures à sensations. Au final, une actualisation de la ligne réussie et un comportement exemplaire. Je suis prêt à signer le bon de commande !

 

Nous avons aimé

Le subtil rappel à la F1 côté design

La sonorité rauque du 2 litres

L’excellente assise des sièges avant

 Le renouement avec l’esprit compétition

 Le caractère tout en brutalité contenue du passage des rapports

 

Nous avons moins aimé

 

La console centrale… fade †

 

La Clio RS est disponible à partir de 18.000 dans sa version Cup. Pour plus de renseignements, adressez-vous au garage Renault Luxembourg, 2 rue Robert Stümper à Luxembourg-Gasperich. Site internet : www.renault.lu

 

Nous remercions l’équipe du garage pour la mise à disposition du véhicule et leurs précieux conseils.

 

 

 

Christophe Michel

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié par Christophe Michel
Le 8th octobre 2009
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