Les rockers de Mutiny On The Bounty font partie des groupes luxembourgeois plutôt doués, qui s’exportent plutôt bien en Europe et qui, ma foi, arrachent tout sur scène. Danger Mouth, leur album, reflète parfaitement la méticuleuse technique dont fait preuve le quatuor adepte du math-rock. Interview avec les premiers de la classe du rock grand-ducal.
Vous faites du math-rock ?
En gros, c’est cela. Nous jouons du rock un peu plus complexe, avec des structures alambiquées, des contretemps et des mélodies un peu plus triturées que la norme.
Vous revenez d’une tournée en Angleterre. Comment faites-vous pour avoir autant de bookings hors de nos frontières ?
Nos deux labels, Big Scary Monster pour le Royaume-Uni et Redfield pour l’Allemagne, assurent une bonne promo et une visibilité forte pour notre album Danger Mouth. Ensuite, nous activons tout un réseau de fans de musique et de musiciens qui vont dans la même direction, et qui profitent de cette nouvelle scène anglaise. Bizarrement, nous sommes dans cette veine-là et du coup, nous jouons beaucoup là-haut.
Donc le math-rock c’est nouveau ?
Cela existe depuis 15 ans aux Etats-Unis, mais le mouvement prend actuellement un essor un peu différent depuis qu’une nouvelle vague de groupes mélangent ce style avec des choses plus accessibles. La musique est un éternel recommencement.
Combien de personnes dans le public lors de vos shows ?
Entre 5 et 1000.
Cinq ?
Ah oui à Sheffield, le promoteur n’est carrément jamais venu et la demoiselle qui s’occupait de la caisse s’est cassée avec le peu d’argent des tickets. Etre dans un groupe, c’est une aventure et fatalement, il se passe toujours des trucs qu’on ne contrôle pas, des trucs marrants et des trucs moins drôles.
Parlez-moi d’un truc fun ?
Au Rock um Knuedler, lors de notre dernière chanson, le public gueulait en nous montrant du doigt. Nous pensions que tout le monde était chaud pour notre morceau final, mais en fait une enceinte était en feu (rires).
Où sont vos fans ?
Partout et à 90%, nos concerts se sont toujours bien passés. D’ailleurs, un bon exemple, est que nous cherchons un nouveau guitariste et nous avons reçu des candidatures d’Ecosse et du Guatemala.
Il est parti pour quelles raisons votre guitariste ?
Il a décidé de se concentrer d’avantage sur sa vie personnelle et son boulot.
Sur votre Myspace, vous avez dit suite à votre release-party à la Kulturfabrik, que vous étiez heureux d’habiter au Luxembourg…
Nous étions en plein dans l’euphorie d’avoir réussi à rassembler autant de gens à notre soirée (sourires) mais nous ne sommes pas plus contents d’être ici qu’autre part.