Cico, l’ex tifoso du groupe Uranami, défendra son album Libero Como Erminio sur les planches du festival Sonic Vision, le 27 novembre à la Rockhal. Le rappeur rital invite pas moins de neuf artistes du Grand-Duché à pousser la chansonnette à ses côtés et nous livre une pop sincère qui fleure bon la dolce vita.
S.S. Lazio ou A.S. Roma ?
Lazio ! Dans mon bled en Italie, quand ta famille supporte depuis plusieurs générations la Lazio, tu es forcément de la Lazio.
Ta couleur préférée ?
Le jaune, je suis daltonien et c’est la seule couleur que je perçois. Toi, par exemple, comme tu n’as pas de jaune sur toi, je te vois en noir et blanc. Voilà pourquoi le Roude Léiw sur mon disque est en jaune au lieu d’être en rouge et bleu.
Les spots d’un vrai rital au Luxembourg ?
Un vrai rital célibataire, c’est partout sauf à la maison et un vrai rital avec femme et gamins, c’est à la maison et nulle part ailleurs.
Libero come Erminio ?
C’est un clin d’oeil au jeu de mots italien « Libero come Erminio Ottone », soit d’être libre comme un « mignottone », un gigolo. L’idée est de montrer que je suis libre, sur un point de vue musical, d’aller avec qui je veux et je le prouve avec les nombreux featurings de ce disque. Je suis accessible à tous les styles de musique, toutes les couleurs et toutes les religions.
Multi instrumentaliste, quel est ton joujou de prédilection ?
Je me débrouille avec pas mal d’instruments, mais c’est vraiment la guitare qui m’éclate. Je suis informaticien alors quand je rentre du boulot, si j’ai envie de jouer de la musique, je préfère chercher une mélodie pendant deux heures sur ma guitare plutôt que de bricoler une boucle de rap sur mon ordinateur.
Qui est ta princesse ?
Ma mère, mais la chanson à laquelle tu fais référence est sur mon ex. Tu vois un peu l’ambiance, quand tu es détruit par le fait qu’elle t’a abandonné et que tu penses que tu ne t’en remettras jamais. Et bien c’est faux, aujourd’hui j’ai la plus belle femme du monde (sourire).
Un mot pour la communauté italienne du Luxembourg ?
Je vous aime !
Pour le pape ?
Ora pro nobis, priez pour nous.
Et pour Silvio Berlusconi ?
Allella ! Je suis ni pour, ni contre, je fais de la musique, pas de la politique. Va savoir, avec tout le fric qu’il a, si à sa place, nous n’aurions pas envie de faire les mêmes conneries que lui. Il est spontané et grâce à lui, l’Italie est mondialement connue d’un point de vue comique.