Interview Emilie Simon

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L’impératrice glaciale continue sereinement sa marche. Elle vient de parfaire le pianotage de son dernier album Big Machines dans la Big Apple. Big up à princesse électro et gageons que son récital rencontrera un big succès le 26 novembre sous les projecteurs du club de la Rockhal.

 

Le fil conducteur de ton album ?

New-York, j’y suis partie parce que j’avais envie de prendre des vacances et finalement, j’y suis restée parce que cette ville m’apporte beaucoup d’énergie.

 

Tu n’en veux donc plus aux Américains de t’avoir boudée quant au changement de la BO de La Marche De l’Empereur ?

Je ne leur en ai jamais voulu de ne pas avoir gardé ma bande son pour la diffusion sur le marché US de ce film même si, effectivement, cela m’avait fait de la peine de voir mon travail balayé (sourire).

 

Tu en as profité pour recruter ta nouvelle cour musicale à New-York ?

 Les musiciens invités sur mon disque sont des gens rencontrés au jour le jour, excepté deux intervenants français. Ils font tous partie de mon aventure nord-américaine, puisque j’ai aussi enregistré à Montréal, une autre mégalopole que j’aime beaucoup.

Tu assumes ta filiation de Kate Bush ?

J’assume, il n’y a pas de problème, en plus Kate Bush est une des premières femmes compositeurs et réalisatrices de l’histoire de la musique. Elle fait partie des artistes qui m’ont beaucoup marquée étant enfant au même titre que les Beatles et Johnny Michels. Maintenant, allez savoir pourquoi des références très « katebushiennes » sont sorties sur cet album ?

 

La big machine qui t’a servi à composer tes mélodies ?

L’écriture s’est essentiellement passée derrière mon piano avec simplement ma voix. La structure des morceaux a évolué comme cela pendant un peu plus d’une année, avant que je décide de passer au stade de la réalisation et de la production des sons sur mon ordinateur.

 

Un biopic sur toi, tu aimerais quelle actrice pour jouer ton rôle ?

On me dit souvent que je ressemble à Audrey Tautou ou Marion Cotillard mais je pense que je serais prête à assumer le rôle moi-même (rires).

 

Viendras-tu à la Rockhal avec des instruments bizarres ?

J’aurai une nouvelle version du « Bras », un appareil désigné par Cyril Brissot de l’IRCAM qui me permet de traiter ma voix sur scène en temps réel. †

 

 

Sébastien

Publié par Sébastien
Le 8th décembre 2009
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