Interview Chook

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Chook n’a pas voulu parler de drogue car sa maman risquait de tomber sur cette interview. Le DJ n’a pas non plus désiré aborder son booking en Sibérie lorsque des filles en pleurs l’ont raccompagné jusqu’à l’aéroport car sa copine pourrait tomber sur Luxuriant. Il ne souhaite pas non plus souligner qu’il est la honte des végétariens car il craque 2 fois par an pour des scampis. Nous parlerons alors simplement de son fabuleux album drum’n bass intitulé Cocoon disponible en ce tout début d’année.

C’est toi qui a le plus beau job du monde ?

C’est clair et net, je fais de la musique et je mixe en soirée 4 jours par semaine. Les 3 autres jours, je donne des cours de deejaying au Neie Lycée de Luxembourg.

Tu te définis comme turntablist ou comme DJ ?

Si tu m’avais posé cette question à 15 ans je t’aurais répondu un turntablist car à l’époque, j’étais à fond dans le scratch. J’étais un « puriste ». Je ne parlais pas aux gens qui ne vivait pas le hip-hop jusqu’à l’âge de 17 ans, période où je suis enfin redevenu « normal ». Aujourd’hui, je suis un DJ pas vraiment fort en scratch. J’envoie des vieux trucs mais je n’ai pas le niveau de Kwistax par exemple.

Est-ce qu’aujourd’hui un set de Chook est éclectique et surprenant ?

Si tu ne joues qu’une heure entre deux types qui passent de la drum, et que tu vas t’aventurer sur de la techno, à mon avis, ça ne marchera pas. Ça peut fonctionner si tu mixes seul pendant 5 heures avec une progression hip-hop, house, techno puis drum.

Donc tu n’écoutes pas que de la drum’n bass ?

Je n’écoute plus du tout de drum depuis 2 ans. Je continue à en composer car je suis arrivé au niveau technique que j’ai toujours voulu atteindre. Ce serait débile d’arrêter.

Tu t’es aventuré dans d’autres styles ?

J’ai deux tracks techno sur mon album. A force d’acheter des mp3 sur Beatport, ils m’ont suggéré, comme l’aurait fait auparavant un bon vendeur de disques, d’autres styles musicaux.

En t’essayant à la techno tu penses que tu feras des touches sur d’autres labels plus reconnus ?

Oui j’ai vraiment envie de signer sur des labels techno car c’est le genre de sons qui me fait vibrer.

Tu as mis une crotte sur la pochette de ton album ?

Non c’est un cocon (rires). La première fois que mon collègue Radic est venu dans mon studio d’enregistrement il s’est exclamé « ouah, on dirait un cocon ». C’est resté pour l’album.

Publié par Sébastien
Le 1st février 2010
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