Interview Lorryson Arts

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Nul n’est prophète en son pays et c’est bien là le grand drame de Lorryson, photographe shootés à la custom culture. Le chasseur d’images underground bataille pour que les Luxembourgeois sortent de leur garage leurs rutilants roadsters afin que les pin-up du pays posent lascivement leur arrière train sur le capot.

Sur qui as-tu pompé ton style?

En grande partie sur mon idole David Perry sauf que personnellement je ne me cantonne pas uniquement à photographier des pin-up classique. Je peux m’aventurer à shooter aussi des filles tatouées, un peu moins gentilles qui se lâcheraient en latex.

J’aime également beaucoup les clichés de Dirk Behlau qui travaille avec des pin-up plus modernes en décolorant au maximum ses images. Moi je n’aime pas les photos fades alors j’ajoute beaucoup de couleurs. Mes modèles sont aussi beaucoup « locaux ».

Tes débuts ?

J’ai commencé en 2005 par photographier des bâtiments industriels, des bunkers, des ruines. J’aimais bien la rouille même si aujourd’hui je préfère le chrome (sourire).

Tu recherches quoi dans une image ?

La perspective. Lors de mes shootings j’ai toujours une échelle à portée de main. J’aime prendre de la hauteur et inversement je n’hésite pas à me jeter dans la boue pour faire une bonne photo.

Tu penses que les 50’s ne sont pas mortes?

Non et je peux même t’affirmer qu’elles reviennent au goût du jour ces temps-ci.

Es-tu un photographe de sous culture ?

Je photographie une culture de niche car j’ai toujours aimé le mode de vie underground. Je faisais parti d’un gang de motards dénommés Harley Brothers. Ne comptez pas sur moi pour aller photographier les playboys en costard dans les clubs branchés du centre ville (sourire).

Tu shootes que des vielles caisses?

Essentiellement des voitures et des bécanes américaines old school.

C’est quoi une belle mécanique ?

Une voiture qui a de la classe avec pleins de petits détails qui feront la différence comme les deux aigles à l’arrière de la Chevrolet Bel air. J’aime aussi les Cadillac, Buick, Pontiac et vielles Ford.

Et une belle femme ?

Pour moi c’est une femme tatouée, un peu spéciale, avec un certain charme qui grâce à son attitude et à ses poses lascives déclenche instantanément une atmosphère érotique.  Sa garde robe peut évoluer bikini jusqu’au tenue de soirée 50’s et se poursuivre dans un domaine plus fétichiste avec du cuir ou du latex.

Dans ta chambre tu as punaisé quelle pin-up ?

Ma femme.

Si tu pouvais compter fleurette à n’importe qu’elle fille sur la plage arrière d’un véhicule, tu choisirai qui et quoi ?

Betty page dans un Ford pick up, au moins j’aurai de la place.

La bande son de ta vie ?

Tito & Tarantula.

Tu galères pour tes casting ?

Les Luxembourgeois ne sont pas encore trop prêts à ouvrir les portes de leur garage pour que je prenne des photos. C’est dommage, alors je dois courir à l’étranger. Mon but est de publier plus de matériel local. Je reçois des propositions ciblées de voitures et de filles sur Facebook ou sur mon site www.crazyhorse.lu. C’est plus simple de faire les photos avec des gens qui vivent le rock’n roll qu’avec ceux qui viennent en mode séance carnaval.

Des parutions dans quels magazines ?

Custom Bike, Moto Maniak, Powerglide, Kustom et je viens de décrocher un sponsoring par King Kerosen pour la wear.

Tu n’as pas des sueurs quand tu shootes une belle femme?

Il faut réagir professionnellement.

On ne t’a jamais fait d’avance ?

Pas encore.

Un projet ?

J’ai envie de publier un bouquin qui s’intitulerait Hotroad and High heels.

Publié par Sébastien
Le 1st février 2010
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