Phoenix est à la pop ce que Daft Punk est à la musique électronique : unique et incontournable ! Leur quatrième album Wolfgang Amadeus Phoenix vient d’être nominé aux Grammy Awards et le groupe rentre d’une tournée aux Etats-Unis avant d’enchaîner avec l’Australie. Deck D’Arcy, le bassiste, nous a accordé une entrevue entre deux coupes de champagne histoire de nous mettre l’eau à la bouche pour leur prestation du dimanche 28 mars à l’Atelier…
Comment s’est déroulée la genèse de ce quatrième opus ?
Elle a été longue et difficile, comme pour tous nos albums d’ailleurs ! Wolfgang Amadeus Phoenix nous a pris un an et demi. Pendant les huit premiers mois, le groupe était incapable de produire autre chose que des morceaux qui sonnaient comme des ersatz de ceux du précédent ouvrage.
Quel a été l’apport de Philippe Zdar (moitié du groupe Cassius) en terme de production ?
Zdar a surtout mixé le disque et il a canalisé l’énergie débordante du groupe ! Il passait une heure par jour au studio pour nous donner des conseils. Il est comparable à Rick Rubin (producteur des Red Hot Chili Peppers) dans sa manière de procéder, un peu comme un mentor. Son but était de produire un son très « crade ».
Pourquoi une telle évocation pour le nom de cet album ?
C’était un délire de Thomas (Mars, le chanteur du groupe) un matin en arrivant au studio ! Et le groupe est super frustré car nous pensions choquer beaucoup plus avec cela et en fait personne ne nous en parle jamais. Nous en sommes presque déçus…
Comment se déroule la tournée ?
Elle a commencé en juin dernier et va durer un an. Les concerts s’enchaînent pendant trois ou quatre semaines et puis s’ensuit un break afin de garder toute notre fraîcheur. D’ailleurs, la barre des 90 lives vient d’être franchie alors que notre sentiment était d’avoir joué trois fois moins !
La liste des morceaux est figée pour les concerts ?
Non, elle change chaque soir. C’est quasiment la seule raison d’engueulade au sein du groupe !
Est-ce que tu te souviens de votre dernier concert au Luxembourg en 2004 ?
J’étais un peu malade mais Thomas en a un super souvenir. Du coup, le groupe a expressément demandé à revenir y jouer, alors que cela n’était pas prévu. Nous avions adoré la salle et le public ! Si l’ambiance est là et que Thomas fait un stage diving, nous ferons peut-être monter les gens sur scène !