Interview Nada Surf

Hypie

C’est reparti, Nada Surf retrouvera ses fans luxembourgeois pour défendre If I Had A Hi-Fi, un album complet de covers. Le 13 juillet, les Californiens enflammeront le club de la Rockhal sur fond de reprises qu’ils qualifient eux-mêmes de tubes « coup de cœur ». Matthew Caws, le leader mythique de la bande, revient sur la carrière de ce trio « college rock » incontestablement « popular ».

Comment avez-vous sélectionné les reprises de If I Had A Hi-Fi ?

Nous avons beaucoup bu lors de longues discussions au sujet des morceaux que nous désirions reprendre. Nous ne nous sommes pas imposé d’agenda strict ni de réinterpréter des grands classiques pour atteindre les sommets des charts. Dans If I Had A Hi-Fi, on trouve plutôt de nouveaux groupes tels que The Soft Pack ou des amies comme Coralie Clément.

Quand allez-vous recomposer vos propres tracks ?

Je dois m’y remettre cette année entre deux concerts. Au dos de ma guitare, j’ai un autocollant représentant le « Facteur Cheval », l’homme qui a construit à son rythme pendant 33 ans son « Palais Idéal ». Cette œuvre d’art, peu traditionnelle, reste pour moi la preuve que si l’on bosse un peu tous les jours, chaque chose est à même de se concrétiser.

 Toujours aussi « popular » que dans les années 90?

Plus encore, même si aujourd’hui cela ne se répercute pas forcément sur les ventes de disques, mais nous jouons dans des salles bien plus grandes qu’auparavant. De plus, nos fans sont vraiment très chaleureux et enthousiastes, même quand j’ai la voix déchirée. Certains sont venus trois soirs de suite voir notre show à New York.

Un petit rituel avant de commencer à jouer ?

Nous joignons ensemble nos épées au dessus d’un grimoire et nous reniflons un corbeau mort (rires). Non, ce n’est pas vrai mais je sais qu’un groupe de black métal norvégien le fait. Ensuite, sur scène, nous jouons une bonne sélection de nos morceaux, mais un peu plus speed.

Un message pour l’industrie du disque ?

Chers lecteurs, il faut soutenir les disquaires avant qu’il ne soit trop tard. Personnellement, je me procure aussi de la musique sur iTunes mais je préfère chiner des vinyles dans des boutiques avec tout le folklore que cela engendre. Maintenant, concernant l’industrie du disque, je trouve que la musique ne devrait pas être si onéreuse car l’art est un droit. C’est normal qu’une œuvre originale comme un Picasso coûte des millions, mais les copies ne devraient pas être si chères et cela s’applique aussi aux CDs.

Ton dernier cidre au Luxembourg?

À l’Urban, quelques heures avant notre prestation à l’Atelier en 2006. C’était un peu trop sucré pour ma voix. Avant un concert, je préfère boire du vin rouge et du whisky. †

Publié par Aurélie et Sébastien
Le 1st juin 2010
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