Pacgum

vroomservice luxuriant 17

Un an après l’essai de sa sœur cadette, la Clio, dans sa mouture RS, Luxuriant s’attaque au standard Mégane, version énervée, toute de jaune vêtue. Outre l’aspect esthétique plutôt criard de notre « test car », le jaune RS apparaît comme une véritable peinture de guerre face à la concurrence germanique.

Nota bene…

À tous ceux qui ont eu l’agréable surprise de voir débouler dans leur rétroviseur une calandre bleue badgée Subaru, agrémentée d’un vif gyrophare lors de leurs déplacements sur les longues autoroutes de France profonde, sachez que la Gendarmerie Nationale s’est depuis peu équipée d’une rutilante flotte de Mégane RS, prêtes à vous mettre le grappin dessus une fois les limitations de vitesse dépassées. Avec le 0 à 180 km/h taillé en 20,6 secondes, il ne faut pas moins d’une minute et dix secondes pour rattraper une voiture lancée à 190 km/h. Bref, les courses poursuites dans l’Hexagone risquent de rapidement se solder par une victoire de la maréchaussée.

Bon élève…

Vendredi 7h50 « am », je me présente à la concession Renault de Gasperich les yeux encore à peine écarquillés pour me retrouver face à la version Pacman sous amphétamine de la compacte française. « Invitation à l’essai » en lettres blanches sur les flancs… Qu’il en soit ainsi! Quelques formalités plus tard et me voici à bord du fleuron sportif de la marque au losange. Tout semble à sa place et l’aspect esthétique général est relativement flatteur, tout en sobriété… limite teutone. Les sièges Recaro de ma version d’essai offrent une assise digne d’une véritable star des rallyes… mais pas franchement adaptée aux larges fessiers post « fétes de fin d’année ». Côté planche de bord, l’instrumentation se veut simple, presque simpliste et c’est plutôt une bonne surprise tant les standards actuels semblent s’orienter vers un style général façon cockpit Airbus. Autre tendance d’outre-Rhin? Les plastiques mous du tableau de bord sont de bonne facture, et le cadran jaune de compte-tours, tout en inclinaison, offre un joyeux rappel à la F1. LA bonne surprise, c’est le soin qu’a apporté la team Renault à  faire de son coupé sportif une « presque » berline capable d’accueillir, dans un confort sommaire mais honnête, deux passagers arrière. Aussi, le coffre n’a rien à envier aux bons élèves de la gamme « compacte ». Une sportive à tout faire.

Échauffer les esprits…

Avec la sortie de cette nouvelle version de la RS, Renault suscite forcément la comparaison avec une concurrence déjà bien affutée. Si notre Mégane se limite à 250 ch, elle offre pour un budget inférieur aux Focus RS et autres Scirocco R de réelles sensations de pilotage déjà bien capables d’échauffer les esprits. Son moteur 2.0L 4 cylindres turbo est des plus joueurs et accepte sans broncher de voir sa zone rouge titillée. Sur la route, les sensations sont franches et brutes sans être rudes. La boîte manuelle six rapports est irréprochable. Quant à la tenue de route, et malgré les 250 ch répartis sur le seul train avant, elle se veut incisive, précise et capable de vous entraîner aux limites de l’adhérence sans sourciller.

Conclusion

Véritable remède à la sinistrose automobile, la vrombissante Mégane RS est un jouet « pour les grands » à mettre entre toutes les mains. Son comportement routier et sa philosophie « racing » en font une référence face à une concurrence toujours plus musclée. Si la RS se limite à 250 ch, elle se place pourtant sur la première ligne des compactes coupées sportives.

On a aimé

  • La ligne musculeuse et sublime.
  • La philosophie « racing » in & out.
  • L’espace à bord.
  • Le caractère polyvalent du véhicule.

On a moins aimé

  • La largeur « slim » des sièges Recaro.

La Mégane RS est disponible chez Renault Gasperich.

Publié par Christophe Michel
Le 2nd février 2011
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