Le signe du Cobrasnake

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Le Californien Mark Hunter, 26 ans, plus connu sous le nom de Cobrasnake, nous honore de sa présence dans Luxuriant. Spécialiste de photos trash et bizarroïdes, de soirées arrosées underground, de clichés volés de nymphettes bourrées, le serpent prend un malin plaisir à immortaliser chaque recoin des soirées hipsters de la planète. Retrouvez ses images sur son website, 500 000 visites mensuelles, et une bonne flopée de célébrités comme Kanye West ou Jeremy Scott. Morsure d’un artiste omnipotent du 21ème siècle qui a planté ses crocs dans le milieu du voyeurisme de la nuit.

Ton terrain de chasse idéal pour capturer des donzelles dévergondées ?
Tu sais, dans toutes les soirées où je sors, je rencontre des filles un peu dingues, mais si tu veux t’éclater, fonce en Australie.

Ta plus belle proie ?
Sans hésiter, le mannequin Cory Kennedy même si, aujourd’hui, nous avons rompu. Je suis super heureux d’avoir boosté sa carrière.

En tant que paparazzi de la jeunesse dorée, quelle est ta ville préférée pour sévir ?
New York, évidemment, avec notamment la boîte The Jam, un spot très sympa. Tu trouveras également des teufs énormes chez nos amis les Anglais à Londres, à Tokyo, et en Australie bien sûr.

Quand t’est venu à l’esprit le personnage Cobrasnake ?
Si je me souviens bien, ce délire remonte à 2003. Lorsque j’étais l’assistant du street artist Shepard Fairey, j’avais accès aux soirées les plus courues de la Côte Ouest. L’idée d’un blog avec des photos marrantes de la vie nocture avait déjà commencé. Ce mode de vie était bien plus excitant que de rester sur les bancs de mon école.

Es-tu un amoureux des serpents ?
Je ne suis pas un fan absolu de ces reptiles mais je trouve que les mots « cobra » et « snake » fonctionnent bien ensemble sans pour autant avoir de signification propre. Je peux aller dans plein de domaines avec ce blaze…

Tes goûts particuliers en matière de shootings ?
Des situations compromettantes, des bagarres, des trucs qui peuvent choquer, des clubbers totalement nus ou ivres, des freaks qui s’embrassent… L’important est d’être et de rester naturel. En général, je ne demande pas la permission. La photo est un art assez freestyle dans lequel je me complais bien. La plupart du temps, les gens m’oublient et s’adonnent à la luxure. C’est à ce moment-là que j’interviens.

T’imposes-tu des limites lorsque tu flashes la décadence hollywoodienne ?
Pas vraiment, j’aime me faire plaisir et atteindre mes objectifs en matière de shootings. Certes, j’ai déjà eu des plaintes pour des photos soit-disant trop choquantes, mais cela fait partie du jeu. Il faut assumer, c’est tout. Nous sommes là pour nous marrer, délirer, prendre du bon temps, le reste n’a plus vraiment d’importance…

Qui préfères-tu photographier ?
Les fêtards branchés, fringués assez chicos, et bien entendu, les stars planétaires comme Karl Lagarfeld ou Steve Aoki. Nous avons d’ailleurs bossé ensemble sur la ligne de vêtements GEEK Vision x Steve Aoki x The Cobrasnake, sortie en juin.

Le Cobra Shop est-il toujours la meilleure boutique en ligne du globe ?
Absolument ! J’ai commencé ce business avec Stryder Bartow, un pote d’école. Nous vendons on-line des fringues vintage à travers le monde. Va donc y faire un tour, tu pourras te procurer des t-shirts très rares et diaboliquement cool.

Es-tu toujours accro à Los Angeles ?
C’est ma ville natale, l’endroit où j’ai toujours vécu. La Cité des Anges regorge d’une tonne de choses incroyables à faire. Cette mégalopole est vraiment dynamique et débordante d’énergie. Tu as juste à te bouger le cul un minimum pour t’éclater.

As-tu des projets parallèles à ton job de photographe mondain ?
Pour le moment, je travaille sur une collection de vêtements, un peu dans l’idée de celles que j’avais dessinées pour RVCA et Lacoste. Je réalise aussi des vidéos assez décalées. Pour le reste, je ne peux pas t’en dire plus, cela ferait vraiment gossip.

Tu comptes rebosser avec Adidas ?
J’adore porter cette marque depuis mon enfance, les chaussures à trois bandes ou les fameux track suits. Réaliser la campagne New Originals a été la consécration de mon rêve de gamin. J’ai encore énormément de projets mais je ne dévoilerai rien pour le moment (rires)…

D’autres hobbies ?
Bien sûr ! La randonnée, le vélo et tous les attraits de la mode californienne font partie de mon style de vie décontracté. Chaque fois que j’ai du temps libre, j’en profite, c’est super important pour moi.

Le design de ton site est résolument sobre et underground : la marque de fabrique de Cobrasnake ?
Je suis féru de choses simples et c’est plus facile à uploader et à partager via un portable. Cela me fait gagner énormément de temps.

Tu écoutes quel genre de son ?
En général, je suis branché rock’n’roll. Cela dit, les mecs d’Ed Banger Records me filent des frissons à chaque fois que je les écoute ! C’est différent, amusant et leurs beats me font bouger… Bref, c’est propre à la culture européenne. J’adore ce type de label.

Publié par Valentin Legendre
Le 1st août 2011
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