Roller Coaster

rollercoaster

Très justement surnommée « Godzilla » au pays du Soleil levant, la Nissan GT-R s’offre, dans sa mouture 2012, une place bien méritée au Panthéon des ultra sportives. Véritable tsunami mécanique, elle occupe dans le paysage actuel un rang bien à part… véritable alternative entre les (peut-être) trop sages Audi R8 et autres Porsche 911. Presque exclusivement destinée au marché US et nippon, la GT-R a fait récemment son apparition sur les routes grand-ducales.

Héritage
Si au coeur de la bonne vieille Europe, Nissan se résume – injustement – à « une marque japonaise parmi d’autres », il en va forcément tout autrement dans son pays d’origine, qui a vu naître le mythe en 1911 sous l’impulsion de Hashimoto Masujiro. Outre une gamme de véhicules bien plus étoffée de l’autre côté du Pacifique, les usines Nissan ont produit, dès 1964, ce qui restera comme une des innovations les plus marquantes du monde des GT, à savoir la Skyline GT-R. Longtemps cantonnée au marché japonais et US, il faudra attendre l’année 2009 pour voir débarquer sur nos routes cette exotique super sportive, débarrassée de son badge « Skyline » pour encore mieux affirmer son tempérament GT.

Avion de chasse
Pour avoir été longtemps un inconditionnel des japonaises, ma seule véritable acquisition Nissan fut une Bluebird bleue d’occasion de 1987, dont l’innovation technologique la plus marquante était, pour l’époque, un extracteur de fumée à énergie solaire logé dans le toit ouvrant… Autant dire que je reviens de loin et que pour moi, le fait d’embarquer à bord de « Godzilla » représente une avancée significative comparable au passage du silex à l’induction. Habitué des très répandues 350Z, je reste un peu scotché lorsque je me retrouve nez à nez avec les 4,65 m de mon véhicule d’essai. Surdimensionnée, taillée à la serpe, blanche comme ma face quelques minutes plus tard, le gabarit de cette GT-R est saisissant ! Si, en dehors des performances, l’achat d’un tel bolide contribue au développement de l’ego masculin, notre GT-R remplit son rôle à merveille tant les têtes se vrillent au passage de la sculpturale nippone. À l’intérieur, on est plutôt dans le « pas d’chichi ». La GT-R est avant tout un « outil » de plaisir pur dont la conception esthétique est tournée vers la performance. L’architecture intérieure relève donc plus de l’avion de chasse que de la Senator Lounge. Ordinateur de bord très complet digne d’un Rafale, suspensions, transmission intégrale et ESP configurables selon trois modes de confort possibles, sièges baquets plus qu’enveloppants… On ne s’encombre que du strict nécessaire.

3, 2, 1… Ignition !
Sur la route, la GT-R est tranchante, musclée. Elle se laisse bousculer, chahuter, malmener sans jamais broncher et reste rivée à la route même (et surtout) en accélération et en sortie de virage, comme sur un rail. Moteur 3,7 V6, 530ch, couple de 612 Nm, Cx de 0,26, la GT-R envoie le 0-100 km/h en près de 3 secondes. Bref, on prend des G assez facilement et le comportement de « Godzilla » se révèle grisant et presque envoûtant. Le freinage est d’une extrême efficacité et autorise pas mal d’excès. Côté boîte, rien à redire tant elle s’avère d’une précision diabolique, rendant les palettes au volant presque superflues.

En conclusion
Pour un peu plus de 80.000€, on s’offre une des automobiles les plus efficaces pouvant atteindre les 310 km/h. Que dire d’autre ? La Nissan GT-R est sans concession, redoutablement zélée et totalement jouissante. Un petit goût de reviens-y…

On a aimé

  • Le prix
  • Le design propre à la culture japonaise
  • La consommation maîtrisée
  • Le coffre
  • Les performances hallucinantes

On a moins aimé
La moquette du coffre (c’est vraiment pour trouver quelque chose…)

La Nissan GT-R est disponible au garage Lentz à Alzingen.

Publié par Sébastien
Le 1st août 2011
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