Yuksek «Je n’ai jamais fait de techno autoroute»

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En 2009, les dancefloors se prenaient en pleine pomme la vague électronique Yuksek et son Away From The Sea. Deux ans plus tard, une quarantaine de remixes livrés et une tournée aux quatre coins du globe, la déferlante revient avec Living On The Edge Of Time, onze titres toujours aussi jouissifs et dansants, taillés pour la piste. Luxuriant a rencontré le DJ avant son atterrissage sonore sur la scène de la Rockhal au Sonic Visions, le 26 novembre prochain.

Une présentation façon Wikipédia ?

Pierre, rémois, producteur de musique et collectionneur d’instruments surannés, un peu archaïques.

Parlons de ce buzz avec Magic Mystery Band. Peux-tu nous en dire plus maintenant que vous êtes démasqués ?

C’était un concept assez drôle pour lancer le premier single : le diffuser avec un faux nom de groupe et un clip passe-partout. C’était plutôt dangereux car le lancement du disque aurait été nettement plus délicat en cas de flop… Par chance, YouTube a enregistré plusieurs millions de visualisations !

As-tu senti le fameux stress du second album ?

La vraie pression était dans ma tête. Je voulais être fier de mon boulot, aller plus loin dans mon implication et poser ma voix sur les tracks. Je n’ai, heureusement, pas d’impératif commercial de la part de mon entourage !

Es-tu fier du résultat final, il te ressemble plus que Away From The Sea ?

Oui ! En tout cas, ma première réalisation était davantage un travail de producteur. J’ai fait chanter d’autres artistes en me concentrant exclusivement sur les parties instrumentales. Je voulais faire l’inverse pour ce second opus.

Si on devait étiqueter cette nouvelle sortie ?

Je n’ai jamais fait de techno autoroute. Les premiers morceaux, même s’ils étaient orientés club, reposaient sur des constructions plutôt pop. J’ai toujours recherché une forme de mélodie. J’ai poussé plus en avant cette volonté sur ce dernier projet studio. Living On The Edge Of Time constitue plus une suite qu’une révolution.

Tu étais seul sur scène avant pour gérer toutes tes machines. Pas trop dur ?

Je voulais prendre à nouveau du plaisir à jouer du clavier et à chanter, et moins me concentrer sur l’aspect technique de la performance. On dit souvent que le trio est la formule magique. L’idée d’un live électronique à plusieurs me semblait parfait. Clément, du groupe ALB, s’occupe des basses, des synthétiseurs additionnels et pousse les choeurs, accompagné par Léonie. La miss s’acharne également sur la batterie via un pad électronique. Ce petit diable déborde d’énergie !

Publié par Yannick Poinsignon
Le 1st octobre 2011
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