Coup de griffes

vroom luxuriant 21

En dévoilant son « Hors Série » RCZ, le constructeur sochalien s’inscrit clairement dans la mouvance actuelle du véhicule ludique empreint d’une Âme. Ce coupé 2+2 « à la française » bouscule littéralement les habitudes de la marque au Lion en conservant les lignes du concept original, laissant augurer la naissance d’une ligne de véhicules « off » à l’instar du label DS de ses cousines badgées de chevrons.

Pour l’histoire

Le 20 novembre 1858, Emile Peugeot dépose au greffier l’em- preinte de sa marque représentant un lion. L’entreprise qui, à l’origine, produit des moulins à café, s’oriente vers l’automobile et lance en 1891 ses Type 2 et Type 3 développant 8 ch et pouvant atteindre la vitesse de… 25 km/h. À peine un siècle plus tard, en pleine vague grunge, un vélomoteur 103 SPX pulvérisait les records établis en atteignant la vitesse de pointe (approximative) de 118 km/h au lieu-dit le « Carrefour Du Juge ». Au guidon, son jeune pilote revivait quelques séquences de la Fureur De Vivre tandis que, du bord de la nationale, je le toisais jalousement, assis en toute décontraction sur ma Motobécane orange de 1968, flanqué d’une acné. Les boutons se révéleront plus tard être une allergie au revêtement du casque de mauvaise qualité, acheté à moindres frais par des parents ne comprenant pas l’enjeu de ressembler, même maladroitement, à Lorenzo Lamas dans Le Rebelle. À l’époque, Peugeot représentait pour moi le fleuron de la technologie deux roues.

Sur route

Vingt ans plus tard, mon acné a disparu. Je récupère ma RCZ de test un matin pluvieux pour une première prise en main sur route grasse et sinueuse. Mon véhicule d’essai est doté d’un mo- teur HDI développant 163 ch. Juste bien, pas moins ! La prise en main est des plus enfantine, la Peugeot reste rivée au sol malgré un revêtement détrempé. La suspension est bien amortie, l’ESP efficace sans être trop intrusif. Si l’adjonction d’un moteur diesel à un coupé sport peut s’avérer paradoxal, en pratique il en va tout autrement. Le couple du HDI confère à la RCZ une dynamique, une souplesse et une relative puissance en adéquation avec la philosophie d’un véhicule à la fois ludique et « multi- tâches », en ville comme sur autoroute.

Lion rageur

Si la RCZ reprend une série de codes stylistiques la faisant im- manquablement penser à un autre coupé sport d’Outre-Rhin cette fois, elle possède une architecture propre et un style radical, sans faux-semblants, notamment en raison de l’impressionnant pavillon de toit bosselé en verre, véritable prouesse signée Saint-Gobain. Afin de lui conférer un look encore plus sportif, le Lion rageur se voit doté d’un aileron rétractable qui se déploie en fonction de la vitesse et qui permet d’optimiser l’aérodynamisme, tout en renforçant la stabilité du véhicule. Si l’intérieur se révèle plus « sage », il n’en inspire pas moins le sérieux et une certaine idée du luxe à la gauloise. Côté habitabilité, si les deux places arrière ne permettent d’accueillir deux adultes que provisoirement, le coffre, lui, offre un volume pouvant atteindre 639 litres !

Conclusion

La RCZ apporte un réel coup de fouet à la production Peugeot et une réelle alternative aux Allemandes premium en s’inscrivant dans un segment en vogue, à savoir celui des autos coup de cœur.

On a aimé :

• la polyvalence
• le volume de coffre
• l’impressionnant pavillon de toit

On a moins aimé :

• l’aspect de certains matériaux intérieurs

Publié par Christophe Michel
Le 5th octobre 2011
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