The Shoes

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The Shoes, prodigieuse formation éclectique, exporte les vibrations made in Reims à travers le monde. Le duo distillera une pop déhanchée, oscillant entre Etienne Daho et l’électro futuriste de We Are Enfant Terrible, le jeudi 27 Octobre à la Rockhal. En attendant, Luxuriant vous propose un entretien avec deux musiciens bien dans leurs pompes.

Le pitch de votre disque?

Un premier album te prend toute ta vie. Le projet The Shoes a débuté en 2007. Depuis, beaucoup de changements sont intervenus au gré des rencontres. Une fois le groupe stabilisé, le travail a duré six mois pour arriver à Crack My Bones, notre premier bébé.

La composition a-t-elle été réalisée à domicile ?

Les mélodies, maquettes et structures ont été construites à la maison. La production et le mixage ont été finalisés à Hoxton Square à Londres.

Ces chansons achevées, pensez-vous déjà à une suite ?

Guillaume Brière, mon collègue au sein de The Shoes, bidouille actuellement avec Louis Brodinski, sous l’appellation Gucci Vump, toute une ribambelle de nouveaux tracks.

Vous avez produit Gaëtan Roussel, Julien Doré, Shakira ? Pourquoi ce grand écart stylistique ?
Nous venons de finir un morceau pour Cœur de Pirate! C’est amusant de composer de la variété très mainstream. Nous agissons comme des tueurs à gages. Nous décidons, ou non, d’accepter les contrats. Pour Julien Doré, sache cependant que nous trouvons sa démarche très respectable.

Tentez-vous de séduire le marché américain avec Shakira ?
C’est difficile de refuser Shakira, c’est notre boulot de producteurs. À contrario, nous avons réalisé l’album de The Haiku, un son pointu plus indépendant. Nous pouvons aller dans plein de directions différentes sans pour autant accepter Annie Cordy (rires).

Qui gère la direction artistique de votre univers ?
Nous attachons une importance particulière à l’esthétisme visuel.
Nous avons pu collaborer avec des gens talentueux comme Yoann Lemoine alias Woodkid pour le clip de « Waistin’ Time » ou Daniel Wolfe sur notre dernière vidéo « Time To Dance ». Notre objectif étant de ne jamais nous mettre en avant. Nous assurons cependant le final cut. Nous avions confié notre pre- mière pochette au photographe Gavin Watson. Il confectionnera de nouveau le visuel de notre second opus.

Comment expliquez-vous la hype actuelle autour de Reims ?
C’est un jeu de dominos. Le premier, Yuksek, a attiré les projecteurs sur lui et, par ricochets, sur la ville, avec Brodinski et tous les autres artistes !

Vous avez collaboré dernièrement avec Bérangère Claire. Un pied dans la mode?
Mon tatoueur, Roman Sailor, est un ami de Bérangère. Je lui avais demandé de me désigner un t-shirt. Ils en ont profité pour collaborer ensemble.

Qu’attendez-vous de votre date à Esch ?
Vous nous l’avez super bien vendue! Nous espérons un public surexcité avec plein de filles nues (rires). †

Publié par Dixa et Laurent
Le 5th octobre 2011
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