En révélant quelques mois auparavant déjà sa C4/DS4, Citroën s’est doublement inscrit dans la principale tendance automobile actuelle, à savoir celle des compactes « grand public » et des véhicules « coup de cœur ». Si la très sage C4 vise clairement une clientèle orientée Golf,Mégane, Focus, Giulietta, etc., son alter ego DS4 semble, lui, s’orienter vers la très en vogue niche des véhicules « passion » à laquelle la successfull Mini est parvenue à insuffler un vigoureux second souffle au cours de la dernière décennie.
DS : De Gaulle à Loeb
Fondée en 1919 par André Citroën, la marque aux chevrons n’a eu de cesse depuis un siècle de révolutionner le monde de l’automobile. À sa sortie en 1955, la DS marque un tournant dans l’Histoire des quatre roues en proposant d’importantes innovations technologiques telles que la suspension hydropneumatique, la direction assistée ou encore les phares pivotants, qui feront de cette curiosité au museau effilé une véritable légende. L’année 2009 marque le retour de la légende avec la présentation de la DS3, élue voiture de l’année 2010 par le très respecté magazine Top Gear.
Décisif
Pour ma part, Citroën semble avoir indirectement décidé de mon existence bien même avant ma naissance, lorsque mon paternel dragouillait vaguement sur les parkings de bals de village à bord de la DS rouge à toit blanc familiale en pleine vague 60’s. Il y a fort à parier que cet ovni aux couleurs de la fusée de Tintin allait (en partie) décider ma future mère à jeter son dévolu sur celui qui l’emmènera fouler le dancefloor, façon plancher des vaches, au son de « Whiter Shade Of Pale » de Procol Harum.
Kézako
Séduit par sa révolutionnaire consœur DS3, je ne pouvais que me réjouir de cette sportive descendance. Au premier abord, la DS4 surprend. Compacte musclée ? Crossover hybride ? L’appellation « coupé surélevé » a de quoi décontenancer… Coupé 4 portes mais pas tellement crossover… pourtant haut perché ? Bref, la DS4 est totalement hors normes et semble cumuler les aptitudes prisées de sa génération. Si la DS3 tranche véritablement avec son sage doublon C3, la différence est nettement moins marquée dans le cas présent. On change le flacon, on gagne en ivresse.
À bord
Ambiance cubaine à bord de notre véhicule d’essai ! Sièges en cuir façon bracelet de montre couleur chocolat, revêtements de portières biton, inserts en chrome… Citroën joue la carte du premium en offrant un niveau de finition très particulier mêlant noblesse des matériaux et architecture futuriste. Dépendant du niveau de finition, la DS4 offre une pléthore d’options en tout genre, allant du Sound System Denon, aux sièges massants, en passant par l’alerte de franchissement de ligne ou encore les phares directionnels. DS4 : anti-spartiate ?
Conduite
Le 1.6 THP 200ch (présent également dans la RCZ de Peugeot) offre un confort de conduite agréable et une vraie sensation de sportivité dont la perception est accentuée par une membrane vibrante destinée à exacerber le ronronnement du moteur. Les 200ch procurent des accélérations franches et une vitesse de pointe s’approchant des 235 km/h. De quoi rivaliser sur les autoroutes… allemandes. Seul bémol, un léger défaut de motri- cité en sortie de virage dû à la puissance du 1.6 downsized. Une version à quatre roues motrices rendrait cette musclée DS4… redoutable !
Conclusion
La DS4 remplit son rôle en offrant une véritable alternative à la version « tout public » qu’est la C4. La vie à bord (dans sa finition haut de gamme) est tout simplement hallucinante et parvient à mêler luxe et futurisme dans la droite lignée de son aïeule… la DS.
On a aimé
L’originalité La qualité des matériaux La dégaine de crossover hybride
On a moins aimé
Les portières arrière.