Claude Frisoni

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Claude Frisoni remonte sur les planches du Théâtre d’Esch pour la deuxième et la  troisième représentation de son spectacle, J’Aime Le Mot Dit[CW1] , mis en scène par Charles Muller. L’humoriste revient en pleine forme les 9 et 10 mars presque une année après la première représentation de sa pièce nous faire partager son amour de la rhétorique. Entretien avec un homme de lettres doublé d’un grand humaniste.

Pourquoi avoir attendu aussi longtemps avant de rejouer J’Aime Le Mot Dit ?

Je n’arrivais malheureusement pas à trouver une date qui convienne à la fois au Théâtre d’Esch et à mon agenda depuis la première représentation du 14 mai 2011. Mes activités de directeur de l’Abbaye de Neumünster me prennent beaucoup de temps et la scène m’a affreusement manqué.

Sur scène, quel est votre registre ?

Quand je suis l’auteur, l’humour, les jeux de mots et la satire.

Pouvez-vous me citer un de vos aphorismes préférés ?

Les grands hommes sont soucieux d’éthique, les petits d’étiquette (sourire).

Quel est le pitch de ce spectacle ?

J’incarne un fou interné dans un asile qui souffre de logorrhée, c’est-à-dire qu’il ne s’arrête jamais de parler. Le type s’évade et se demande pourquoi on l’a enfermé alors qu’il existe de nombreux métiers pour lesquels il serait payé pour dire ce que bon lui semble. Il va interpréter ces différents métiers, prêtre, avocat, prof, homme politique, etc.

Jouez-vous tous ces protagonistes ?

Je ne joue pas directement ces personnages mais un personnage (le fou) qui lui-même joue des personnages (sourire).

Que tournez-vous en dérision dans votre spectacle ?

Ce qui se réfugie derrière le langage ou plutôt les artifices du langage pour ne rien dire. Par exemple une certaine idée de la religion. La religion ! Le prêtre de mon spectacle dit : « Dieu, est dans tous, quand on a pris conscience de cette vérité, on n’ouvre plus jamais les huîtres de la même façon » (sourire).

Rien sur la politique ?

Si, bien sûr, mon homme politique s’enflamme sur le fait que les choses progressent d’une manière formidable. D’abord, on utilisait les rasoirs à une lame, puis deux et maintenant six. Ce qui distingue l’homme de l’animal, c’est l’âme (sourire).

Quelle est l’origine de ce spectacle ?

La rencontre entre un auteur, en l’occurrence moi, et un metteur en scène, Charles Muller, le directeur du Théâtre d’Esch. Nous trouvions intéressant de confronter mon écriture à son talent issu d’un univers totalement différent. Charles a été metteur en scène et professeur de théâtre pendant très longtemps en Allemagne. Le résultat est assez sympathique et détourne l’idée de la rhétorique sans autre prétention que de faire rire.

Publié par Sébastien
Le 7th mars 2012
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