En mars, le duo formé par l’américaine Alison Mosshart et le guitariste anglais Jamie Hince clamait haut et fort la nouvelle : le cinquième album de The Kills a enfin un nom, Ash & Ice, et une date de sortie, le 3 juin.

 

Sur les réseaux sociaux, le groupe a rassuré ses fans : « Merci pour votre patience pendant que nous perfectionnions notre art, que nous aiguisions nos dents et que nous voyagions de la première à la dernière note. » Ce nouveau disque est attendu comme le messie depuis 2011. Il viendra attiser les braises laissées par leur dernier opus, Blood Pressure.

 

Leur message s’accompagne d’un premier single ravageur, « Doing It To Death ». Le clip met en scène un enterrement surréaliste où les danseurs, tout droit sortis d’un live de Michael Jackson, s’adonnent à une étrange chorégraphie sous un soleil californien. Couplés à quelques notes plus électroniques, les riffs de guitare de Jamie sont toujours aussi efficaces. The Kills nous livrent ainsi un tube abrasif à l’instrumentation enrichie, affirmant leur tendance à s’éloigner de l’esprit minimaliste de leurs débuts.

 

Si le duo est si doué pour composer des titres obsédants et effrénés, pourquoi a-t-il attendu si longtemps pour faire son come-back ? De son côté, Alison Mosshart gravitait autour de Jack White et de son super groupe, The Dead Weather, pour la sortie du hargneux Dodge And Burn. Quant à Jamie Hince, il entamait sa vie de jeune marié aux côtés du top anglais Kate Moss. Durant ces cinq années, il a également subi des opérations importantes à la main qui l’ont obligé à réapprendre la guitare.

 

L’histoire de The Kills commence de manière anodine. Si bien, qu’elle pourrait figurer dans un livre d’anecdotes rock. En 2000, Alison Mosshart joue dans un groupe punk originaire de Floride. En pleine tournée européenne, elle rencontre Jamie Hince et lui fait part de son envie d’écrire ses propres chansons. Sans attendre, Jamie lui prête un enregistreur à bandes qu’elle emporte pour le reste de sa tournée. Ils collaborent d’abord à distance, en s’envoyant leurs travaux outre-Atlantique. Ils forgeront ainsi cette identité de duo. Puis, lorsqu’Alison s’installe à Londres, les deux compères entament leurs expérimentations, exhibant un son garage dans un esprit très DIY.

 

Chaque album de The Kills est une odyssée fiévreuse, brute et énigmatique qui semble confirmer leur maturité. Le succès les a rapidement hissés au rang d’icônes du rock contemporain. Attendu aux quatre coins du monde, le duo tout feu tout flamme nous donne rendez-vous le mercredi 29 juin à la Rockhal pour un concert qui s’annonce comme une énorme claque.